Les cinéphiles présents à l’occasion de la 4e édition du festival de cinéma Yarha ont de quoi se divertir. Depuis le 11 novembre et ceci jusqu’au 18 prochain, ils pourront visionner 24 premiers films. En plus de l’Institut français du Cameroun à Yaoundé (IFC), Sylvie Nwet, Déléguée générale du festival et son équipe ont également prévu des projections ainsi que des activités pour les Centres culturels camerounais et espagnol.La cérémonie d’ouverture de samedi dernier à l’IFC, a réuni autour de Sylvie Nwet, d’illustres invités et professionnels du 7è art parmi lesquelles le secrétaire général du ministère des Arts et de la Culture, Mouhtar Ousmane Mey, représentant le Minac. Sans oublier Oumar Sissoko, homme politique et cinéaste malien, secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (Fepaci) et invité spécial de cette quatrième édition des Yarha.Occasion pour Mouhtar Ousmane Mey de rendre hommage au cinéma camerounais qui, malgré de nombreuses difficultés, continue de frayer un chemin à travers ses festivals. Les Yarha s’inscrivent dans cette lignée prometteuse. Prenant la parole, Cheick Oumar Sissoko a appelé de tous ses vœux la floraison de salles de cinéma dans les pays africains, afin que les réalisateurs africains puissent montrer leurs films à leur public. Autre grand moment de la cérémonie d’ouverture, la projection de « Cessez-le-feu » qui s’est tenue en présence du réalisateur français Emmanuel Courcol. C’est avec ce long métrage sur les séquelles physiques et morales de la Première guerre mondiale, que s’est ouvert le festival. Cette année, les Yarha continuent d’emprunter l’angle de l’apprentissage, avec une Master Class autour des classiques du cinéma, un atelier de production et un autre sur le jeu d’acteur. Question de tracer la route aux jeunes réalisateurs pour qu’ils puissent calquer les bonnes méthodes de tournage à suivre.Une exposition sur l’histoire du cinéma et de réalisateurs célèbres est à vivre également dans le hall de l’Institut français. Jusqu’au 18 novembre, date de clôture, 24 premiers longs métrages inédits au Cameroun sont à regarder. Des déclinaisons pour intéresser d’autres catégories ont également été prévues. Les enfants sont au centre des « petits déjeuners ciné-enfants » tous les matins, et la journée « Ciné-femmes ».Jeanne Ngo  Nlend (Stagiaire)