« Je suis candidat, car l’état de mon pays m’incite à vouloir faire partie de la solution ». C’est par ces mots qu’AKERE MUNA débute l’interview dans laquelle il annonce sa candidature aux prochaines élections présidentielles au Cameroun. Cet avocat qui a depuis vingt ans travaillé sur des questions de gouvernance, d’économie et d’état de droit, considère que se présenter en tant que candidat est le seul moyen de partager son expérience au bénéfice des camerounais.Il avait pourtant déclaré par le passé, qu’il ne voulait pas se présenter face au président Paul BIYA. Ce virement de situation déclare t-il, est dû au péril qui menace le Cameroun. Fils de Salomon TANDENG MUNA, l’un des hommes qui a milité pour la réunification des deux Cameroun, il dit assumer fièrement l’héritage de son père et se propose d’agir aujourd’hui pour le bien de son pays.Il est pour l’Etat fédéral. Selon lui, c’est la forme de l’Etat qui respecte les différentes cultures camerounaises. Etre un anglophone n’est pas un obstacle à ses yeux. Il pense fermement que le camerounais sont prêts à voter un président capable d’améliorer leurs vies et de restaurer la fraternité entre eux. En tant que président, il déclare vouloir être celui là qui est à l’écoute et qui entretien une histoire d’amour avec son peuple.Wilfried MBAKOP (Stg)