Ouvert en février 2017, la deuxième édition de ce concours est rentrée en gare. Au final, 20 jeunes ont été déclarés meilleurs auteurs et récompensés au cours d’une cérémonie présidée par Narcisse Mouelle Kombi, Ministre des Arts de la Culture en présence de nombreux invités et membres du gouvernement.Avec sa nouvelle « Maimouna ou la fatalité » qui dépeint les souffrances d’une orpheline dont le viol et le suicide de sa mère ont fini par gâcher la vie, Edouard Essola Bengono, 26 ans, a réussi à prendre l’avance sur les autres candidats. Aux côtés du premier lauréat, un second. Awasume Yvette, auteure de langue anglaise, honorée elle aussi grâce à sa nouvelle intitulée : « Not while i lives », suivi de Avé Marc Longin qui a écrit « Bamenda Boy ».A 33 ans, Niba Fontoh, est le vainqueur du registre « Poésie », une innovation de cette 2ème du genre. Ce doctorant en Droit International public à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (Iric) est ému par ce prix. Et même s’il a conquis les membres du jury, ce jeune originaire de Bafout dans le Nord-ouest espère un jour écrire en « bafout », sa langue maternelle. Avec son poème « O berceau de nos ancêtres », Aurélien Mvesso Nganti, âgé de 33 ans est le deuxième, tandis que Laura Chifon Buba, 34 ans, obtient la troisième place pour son texte intitulé « Poverty ».D’une valeur comprise entre 500 000 Fcfa et 50 000 Fcfa, les primes des lauréats leur ont été remises par des professionnels de la littérature et des nombreux membres du gouvernement. En plus de leurs enveloppes, ils ont eu droit à de nombreux lots et la publication prochaine de leurs œuvres dans un recueil collectif.Cette seconde édition avait pour thème: « Patrimoines culturels et développement du Cameroun ». C’est à une trentaine de spécialistes de la nouvelle et de la poésie, nommés le 2 juin dernier qu’est revenu la tâche de choisir les meilleurs jeunes auteurs. Ces hommes et femmes de lettres ont alors durant trois mois pris connaissance de 309 œuvres soit 186 nouvelles et 123 poésies rédigés par des jeunes âgés de 35 ans au plus dans les deux langues nationales : français et anglais.Pour le Minac, cette compétition est un prétexte pour continuer à dénicher les plumes qui émerveilleront le paysage littéraire au Cameroun d’aujourd’hui et de demain. L’objectif étant de permettre la continuité de la qualité littéraire dont notre pays est coutumier depuis des générations.Jeanne Ngo Nlend (Stagiaire)