Ne les cherchez pas sur les cartes de ces restaurants ! Vous n’y verrez pas inscrit : Couscous et sauce foléré, ndomba, couscous et mbol, water fufu and eru ou encore taro et sauce jaune. Des cartes d’ailleurs, ils n’en n’ont pas. Pas besoin quand on est un restaurant qui ne propose qu’un plat. Si par contre vous êtes amateur de poulet ou poisson braisé avec frits de plantain ou pommes, de soya ou encore de brochettes de viande, alors vous serez servi. Mais à ce festival culturel, ce ne sont pas les premiers plats auxquelles Falone BEPANE et Laure DJIMBE pensent quand elles veulent manger. Toutes deux chanteuses dans le groupe Rhumski Quire de la région de l’Est, elles ont profité de leur temps libre pour venir déguster un mets traditionnel. Du Ndomba plus précisément. Malheureusement, elles n’en trouvent nul part sur le site. A défaut, elles ont commandé du poisson braisé avec des frits de plantain. Un peu plus loin de là, face à un vendeur de brochettes de viande se trouve Nela MINTYA. Elle est en compagnie des deux de ses amies. Elles sont déçues. Les trois espéraient manger du Sangha à ce festival. Elles n’en n’ont pas trouvé. Dommage ! Nela avoue qu’elle rêvait de découvrir de nouveaux plats issus de régions diverses. Malheureusement pour elle, ce n’était qu’un rêve.Si l’absence de mets traditionnels à ce festival est un problème pour certains, leur absence n’en pose aucun à d’autres. Assise à une table sous un parapluie se trouve Raissa GOMA. Grande, noir, et légèrement ronde, elle discute avec une amie. La table est vide, aucune d’elles n’a commandé. Elles disent ne pas vouloir manger, mais que si l’idée leur vient de consommer, alors elles opteront pour des brochettes de viande ou tout autre aliment sec. « Les mets traditionnels ne nous intéressent pas et le fait de ne pas en voir à ce festival ne nous dérange pas non plus. On préfère s’intéresser aux danses traditionnelles pour lesquelles on a fait le déplacement », elles déclarent. Michelle MAGNI, une vendeuse du coin explique qu’elle préfère vendre du poisson et du poulet braisé. La raison, préparer des mets traditionnels est trop contraignant à ses yeux. Elle doit fournir beaucoup d’efforts et du temps à les préparer et c’est difficile de le faire en quantité. Sa voisine Rose NOUNKEU, qui elle, vend des brochettes de viande énonce les mêmes raisons. Avec ce qu’elles ont choisi de vendre, elles disent trouver leur compte. Même si elles l’avouent, cela ne plait pas à tous les clients. Heureusement, au milieu de cette spirale de lamentations il y’en a qui ne se plaignent pas. Georges ABESSOLO, accompagné de ses amis a pu trouver un endroit où acheter du vin blanc traditionnel. On l’appelle communément le « Matango ». Ils le sirotent tout doucement. Avec le temps fou que ça leur a prit pour en trouver, il faut bien qu’ils prennent également du temps pour le consommer et bien apprécier sa saveur. Wilfried MBAKOP