En cette journée mondiale de la Liberté de la presse, un symposium vient de se tenir à Yaoundé sous la coordination de l’Union Internationale de la Presse Francophone, section Cameroun. « La qualité du traitement de l’information en période électorale ». Tel est le thème retenu pour les travaux de ce jeudi 3 mars à l’hôtel Hilton de Yaoundé, à l’occasion de la 25ème journée de la Liberté de la presse. C’est l’Union de la Presse Francophone pour le Cameroun (Upf-C) qui est à l’origine de cet événement, avec le soutien de l’Organisation Internationale de la Francophonie (Oif).Dans la salle, des journalistes des différentes rédactions de la Crtv, Cameroon Tribune, et la presse privée. Tous, s’abreuvant des enseignements dispensés par quatre éminents professeurs d’université. Pr Tidiane Dioh, enseignant à la Sorbonne et Chargé des programmes médias à l’Oif ; Pr Thomas Essono et Pr Albert Mbida, enseignants à l’Esstic ; et Pr Owona Nguini, spécialiste des questions politiques.En ouvrant les travaux, le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary n’a pas manqué de rappeler le véritable danger que constituent les réseaux sociaux.  « L’utilisation inconsidérée de Whatsapp, Facebook, Instagram et les autres réseaux sociaux s’est déjà révélée problématique. Ceci à la fois pour la préservation des valeurs sociétales et l’équilibre global de notre vivre-ensemble. L’information est défaite, les faits déconstruits. Les journalistes doivent donc se placer au centre du jeu de la vérification, du recoupement et de l’authentification des faits avant leur diffusion.  Notre démocratie a besoin de journalistes engagés mais aussi responsables », souligne le Mincom.Le symposium tournait donc autour de trois grands modules. Enjeux et défis des élections au Cameroun ; la chasse aux fake-news et l’équilibre dans la couverture médiatique des élections ; droits et devoirs des journalistes en période électorale. Des thématiques opportunes, au regard des grands rendez-vous électoraux de cette année au Cameroun. Au moment où les regards se tournent vers la présidentielle, chaque journaliste doit s’armer de nouveaux atouts, ou perfectionner les acquis. D’après les conférenciers, l’homme de média doit faire preuve, notamment, de neutralité dans le traitement des candidats ; de recul par rapport aux informations reçues ; de transparence dans les informations qu’ils transmettent au public. Il n’est donc aucunement question de faire de la communication politique, comme le martèle le Pr Owona Nguini. Ici, liberté de la presse devra rimer avec professionnalisme, afin de préserver la souveraineté de l’Etat et l’équilibre qui règne.Vanessa Onana