Florent Etoga Eily a été inhumé samedi en fin d’après midi à Soa. Les obsèques ont surtout mis en exergue les qualités de ce patriarche Béti, haut commis de l’Etat et laïc catholique très engagé. Le ministre Philippe Mbarga Mboa a décoré le premier Directeur Général de la CRTV à titre posthume au nom du Chef de l’Etat.“Les mots ne sont jamais ni assez forts, ni assez justes pour rendre hommage aux grands hommes”. La sagesse d’introduction retenue par Charles Ndongo s’appliquait très bien à Florent Etoga Eily  dont les 30 mois de management de la CRTV ont été le dernier signe de la carrière publique. Comme leur Directeur Général, les personnels de l’audiovisuel public ont salué la hauteur et la splendeur des années Etoga (voir les témoignages). Ils ont participé à la fois aux hommages traditionnels et aux obsèques civils.Avec le préfet Jean Claude Tsila, on a compris que Florent Etoga Eily portait la vision du Soa moderne. Touna Mama a montré son poids dans l’organisation de sa communauté ethnique. Il fait aussi partie des 60 élèves de cette promotion sacrée du Lycée Leclerc dira le général Pierre Semengue. Certains de ses amis ont pris la parole pour rappeler la grandeur de la plume du disparu. En lançant Cameroon Tribune et la CRTV, il a fait œuvrer de pionnier.La fille du défunt Suzanne Etoga Onana a clairement exprimé la reconnaissance de la famille pour toute l’attention manifestée par le Chef de l’Etat. Le représentant du chef de l’Etat, le ministre Philippe Mbarga Mboa a remis la médaille décernée au défunt. Le préfet de la Mefou et Afamba a lu le message de condoléances du président de la République. L’évêque d’Obala a conduit la messe animée par le grand chœur classique de la cathédrale de Yaoundé. Les orateurs ont également salué l’oeuvre de la veuve Pierrette Etoga.Elvis Mbimba