Les réactions des requérants dégoutés par le Conseil constitutionnel ce mardi 3 avril 2018 au Palais des congrès de Yaoundé, sont partagées entre déception et acceptation du verdict. Dans ses réactions, ce requérant exprime sa déception. « Pour nous, c’est très grave pour la démocratie camerounaise. Dans le Kupé-Manengouba par exemple, il n’y a pas eu élection. C’est écrit noir sur blanc dans le procès-verbal. Aussi, il y a eu échanges de coups de feu tout au long de la journée, entre les groupes armés non identifiés. Seulement, nous respectons nos institutions. Nous nous inclinons devant ces institutions. Et ce que nous disons, c’est que le combat continue. La liberté n’est pas acquise » a-t-il déploré.Les réactions de ce candidat qui n’a pas pu signé sa requête se résument au regret. « Beaucoup de regret. Si on nous donnait l’opportunité de débattre, on devrait montrer les preuves accablantes. Que les élections du Sud-Ouest ne reflètent pas l’opinion des électeurs. Malheureusement, le Conseil s’attardait sur la forme au détriment du fond. Aussi,  Elecam devrait aussi s’opposer au déroulement des élections dans cette situation d’insécurité. Sur 92 votants, seulement 25 ont voté par exemple dans le Lebialem » a-t-il regretté.Il s’agit des  réactions de  déception exprimées par ce requérant. « Nous nous plions à cette décision. Nous sortons d’ici avec un sentiment mitigé. Par conséquent, on est à moitié satisfait des comportements des imminents membres du Conseil qui ont dit le droit en recevant notre requête sur la forme. Mais sur le fond, on est déçu lorsqu’on nous oppose l’argument de la preuve sur des faits avérés vécus par des citoyens ordinaires» fustige-t-il.Dans ses réactions à chaud, le représentant du Rdpc, se réjouit de la décision du Conseil constitutionnel. « J’ai écouté plusieurs radios hier soir. Depuis deux jours, j’ai aussi regardé plusieurs télévisions. J’ai entendu les avocats du Sdf en particulier, dire que le Conseil constitutionnel va dire le droit.  Donc, je me réjouis de constater que le Conseil constitutionnel a dit le droit. Nous nous inclinons devant cette décision. En effet, les élections se gagnent non plus au tribunal, mais sur le terrain » a indiqué le porte-parole du Rdpc.Propos recueillis par Dieudonné Zra