Ladite Commission entre en activité ce mardi 27 mars 2018, à l’issue de la cérémonie d’installation présidée par le président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana, au Palais des congrès de Yaoundé.C’était une double cérémonie. D’abord l’installation des membres de la Commission nationale de recensement général des votes et ensuite leur entrée effective en service. Dès cet après-midi, le président de la Commission, Émile Essombé et son équipe, entament leurs premières concertations. En rappel, ce promu, l’ancien procureur général de la Cour d’Appel du Sud-Ouest, est lui-même membre du Conseil constitutionnel.Selon l’article 68 du Code électoral, cette Commission comprend un président désigné par le président du Conseil constitutionnel. Deux magistrats de l’ordre judiciaire, désignés par le président de la Cour Suprême. De plus, cinq membres de l’Administration, cinq représentants d’Elections Cameroon. Et un représentant des 9 partis politiques en compétition pour les Sénatoriales 2018.Le Code électoral précise le rôle de la Commission nationale de recensement général des votes dans son article 69. Ce texte souligne que la Commission « procède au décompte général des votes, au vu des procès-verbaux et les pièces annexes. Il s’agit des documents transmis par les Commissions départementales de supervision. Autres attributions de la Commission, redresser les erreurs matérielles éventuelles, dresser le procès-verbal de toutes les opérations des votes. Puis, un exemplaire est transmis dans un délai de cinq jours au Conseil constitutionnel, accompagné de pièces annexes.« L’urgence c’est que nous devons rendre notre copie dans les meilleurs délais. Selon la loi, nous avons 5 jours. Mais vous avez entendu le président tout à l’heure, les 5 jours sont compris dans les délais du Conseil constitutionnel pour proclamer les résultats. Donc, si nous pouvons le faire en deux jours, tout le monde y gagnerait. La seule difficulté serait l’acheminement de procès-verbaux en provenance des Commissions régionales (…). »Après avoir félicité Émile Essombé pour sa promotion, Clément Atangana l’engage et son équipe à travailler dans la discipline. Mais aussi dans le respect des délais prescrits pour l’accomplissement de leur tâche. « Malgré l’hétérogénéité propre à votre équipe (…), sachez que vous ne défendez pas les intérêts de ceux qui vous ont désignés. Mais le procès-verbal de vos travaux est une œuvre collective (…) qui doit rassurer la crédibilité du scrutin » leur a-t-il martelé. Reste à les apprécier à l’œuvre.Dieudonné Zra